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Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, a
dévoilé mercredi les dessous de la
libération des infirmières bulgares le 24
juillet. La libération miraculeuse cachait un autre
aspect bien moins humanitaire: un contrat d'armement avec
une filiale d'EADS. Le contrat porte sur l'achat de missiles
antichar Milan (pour 168 millions d'euros) et de 12 Mirage
F1. Le parchemin divin a été signé avec
le numéro "un" mondial des missiles guidés,
MBDA, une filiale d'EADS. Questionné sur le sujet,
David Martinon, le porte-parole de l'Élysée, a
répondu: «J'imagine que c'est vrai, mais je ne
confirme pas... Ce n'est pas mon boulot de commenter ces
tractations...» Bernard Kouchner, le ministre des
Affaires Étrangères socialiste de Nicolas
Sarkozy, ne connaissant pas la nature du papier qu'il a
signé avec Kadhafi. Un accord a bien
été conclu pour la centrale nucléaire.
Nicolas Sarkozy dément bien entendu: «il n'y a
eu aucune contrepartie à la libération du
médecin et des infirmières...» Pourtant,
461 millions de Dollars ont bien été
versés à Tripoli.
En 1956, la France a fourni à Israël un
réacteur nucléaire avec les techniciens pour
la construire. Ce réacteur devait être
utilisé pour dessaler la mer. En 1968, Israël a
refusé de signer le TNP (Traité de Non
Prolifération des armes nucléaires) en
poursuivant son programme nucléaire militaire sans
aucun contrôle international. On estime l'arsenal
nucléaire d'Israël à environ 400
têtes (source: Jane’s Intelligence Review - UK). La
puissance de feu est estimée à 50
mégatonnes soit près de 4000 fois la bombe
d’Hiroshima. La France a fourni en nucléaire l'Iran,
l'Inde, le Pakistan et d'autres pays. En février/mars
2006, Jacques Chirac et George W. Bush ont signé un
accord avec l'Inde pour lui permettre de poursuivre son
programme nucléaire civil et militaire sans aucun
contrôle de l'AIEA.
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