Nounours aux Gorges de la Fou

Mercredi 22 mai 2013

Ce mercredi, mon pilote attitré n'allait pas bien, mais pas bien du tout. «Ho !...» lui ai-je dit... «On ne va pas rester enfermés par un si beau temps ! Sors la Kawa et allons nous balader...» Après quelques hésitations et les encouragements de Noutnoute et Canard... Il me murmura: «Comme tu veux Nounours. Nous allons aller à Saint-Laurent-de-Cerdans...» Nous prenons la route de Prats-de-Mollo mais il y a de fortes bourrasques de vent. Le vent souffle vraiment fort, je vois les branches des arbres remuer violemment et des trucs passer sur la route. Il s'arrête une première fois et me dit: «Il y a trop de vent Nounours, on fait demi-tour...» Je lui ordonne de continuer... Il s'arrête une seconde fois et me dit: «Il y a vraiment trop de vent Nounours, cette fois, on fait demi-tour...» Je lui ordonne de poursuivre, ça fait déjà deux jours que moi, Nounours le motard, je ne suis pas sorti. «Regarde où tu t'es arrêté... C'est le croisement des Gorges de la Fou ! SI tu ne te sens pas d'attaque pour aller à Saint-Laurent-de-Cerdans, va visiter les Gorges de la Fou, moi, je t'attendrai au parking sur ma moto, il y a déjà pas mal de touristes, je savourai mon triomphe habituel...» Il obéit et nous montons aux gorges. Nous nous garons au parking, je le vois tituber en allant vers l'entrée. «Il n'y arrivera pas !» me fis-je remarquer à moi-même. En effet, au bout de quelques minutes, je le vis revenir, plus blanc qu'une momie, tremblant comme une feuille... «J'ai trop le vertige !...» me dit-il... «Et puis, il y a 1 500 mètres de passerelle, je n'y arriverai jamais Nounours...»


Il alla à une terrasse manger un casse-croûte et boire un grand café... Pendant que les touristes me contemplaient et que je signais des autographes (je suis de plus en plus beau, regardez-bien les photos du diaporama), je me dis à moi-même: «C'est vrai qu'avec sa série d'infarctus, ses attaques cérébrales, de la flotte plein les poumons et les guiboles, le pauvre ne supporte plus le moindre coup de vent et ce n'est plus le vertige qu'il a, c'est indéfinissable, il tombe en vrille à 50 cm de haut... Et le vent souffle toujours, les distributeurs de boissons tombent, soufflés par des bourrasques, pendant qu'il est à la terrasse. «Nous ne rentrerons jamais à Arles-sur-Tech !» Quand il eut terminé d'avaler son casse-croûte, je le vis revenir vers la moto. À peine assis dessus, une rafale balaya le parking. «J'abdique Nounours. Rentre tout seul avec la moto et envoie un hélicoptère me chercher...» (Il n'a pas le vertige en avion ni en hélicoptère, seulement quand il a un contact avec le sol). Profitant d'une accalmie, il démarra la moto et nous rentrâmes vers la vallée. Il dut s'arrêter deux fois pendant la descente vers Arles-sur-Tech. À l'entrée de la ville, il alla encore boire un café à une terrasse. Assis sur ma moto, je pus constater qu'il y avait beaucoup de circulation, les touristes commencent à arriver, c'est vrai qu'à part le vent, il faisait très chaud aujourd'hui. D'ailleurs, je lui ai susurré de me prendre avec aux terrasses. Avec cette chaleur, j'ai soif sur ma moto.

Les Gorges de la Fou est un site naturel situé entre Arles-sur-Tech, Corsavy et Montferrer dans les Pyrénées-Orientales. Les Gorges de la Fou, dans la vallée du Vallespir, sont un passage étroit le long du torrent La Fou. "Gorges de la Fou" vient du torrent coulant dans le canyon et d'un ancien mot catalan, "fou", signifiant "précipice", "ravin", "passage étroit" ... Les Gorges de la Fou se situent à 2 km d'Arles-sur-Tech dans les Pyrénées-Orientales. C'est un site naturel constituant une curiosité géologique. Les gorges ont été creusées par un torrent, La Fou, sur 1 739 mètres de longueur dans la roche calcaire. Les gorges sont extrêmement étroites et profondes (jusqu'à 250 mètres). Elles sont d'ailleurs réputées être les gorges les plus étroites du monde (moins d'un mètre par endroits). Le circuit de la visite a une longueur de 1 500 mètres (un réseau de galeries et de grottes, étalées sur la longueur mais également sur la hauteur du site, ne sont pas visitables). Les gorges sont à cheval sur les trois communes d'Arles-sur-Tech, Corsavy et Montferrer. Elles se partagent respectivement ses parties nord et sud. La limite est fixée par le ruisseau qui coule dans le canyon.

Selon la légende, ces abîmes étaient l'habitat des sorcières et des génies malfaisants. Aucun être humain n'osait alors s'aventurer dans ce défilé sombre, bruyant et malaisé. Il n'y a aucune transmission orale faisant état de la moindre tentative d'exploration de ces gorges. Toutefois, la tradition raconte les exploits d'un habitant qui allait dénicher les aigles dans les excavations de la falaise. Dans les années 1830-1850, les bandits de grands chemins et détrousseurs de diligences, appelés localement "trabucayres", semaient la terreur dans la vallée et s'en servaient comme refuge lorsqu'ils étaient poursuivis par les miquelets. En 1928, un groupe d'Arlésiens et d'Améliens parvint pour la première fois à traverser les gorges. Désormais la visite est plus aisée: le parcours d'une longueur de 1 500 mètres, d'un dénivelé de 9% en moyenne, avec des passages de moins d'un mètre en largeur, est effectué sur une passerelle métallique facile d'accès (le temps du parcours aller-retour est de l'ordre de 1 heure 30).

La deuxième partie du diaporama contient les photos de notre balade à Serralongue et Lamanère le jeudi 25 juillet 2013. Mon pilote voulait (re) tenter la traversée complète des gorges par la passerelle. Mais il faisait trop chaud et il y avait trop de monde. Ce sera pour une autre fois. Depuis le croisement de la route de Prats-de-Mollo, il y avait des bus et des voitures garés tout le long de la route montant aux gorges, les employés du parking avaient du boulot pour contenir cet afflux de touristes. Sur la minuscule route avant de La Forge-del-Mitg (par la magnifique et longue passerelle à une voie) qui ne menait nulle part, nous avons croisé une troupe de buggy tout-terrain (on peut en louer au parking des gorges) promenant des touristes dans un safari par les chemins forestiers de montagne tout autour des gorges. Un souvenir inoubliable !



Nounours en révision à Fun Bike Center

Samedi 11 mai 2013 - Mise à jour: Mercredi 19 juin 2013

J'ai ordonné à mon pilote de faire ce qui était prévu sur ma Kawasaki Eliminator, si nous voulons encore vous faire rêver avec les diaporamas de nos balades dans les Pyrénées-Orientales -et nous avons tous besoin de nous évader un peu de ce monde où la violence occupe les médias-, il nous faut une bécane en état de rouler en toute sécurité. Nous sommes donc allés à Fun Bike Center. Aujourd'hui, c'était un peu l'Univers à l'envers. Les Pyrénées sont comparable aux Alpes (montagnes de type alpin), les nuages s'accrochent en principe aux massifs. Ce mercredi 19 juin, le ciel était bleu au-dessus du Canigou, il faisait très chaud à Arles-sur-Tech. En direction d'Amélie-les-Bains, je vis de gros nuages noirs que je localisais au-dessus de la plaine de Céret au Boulou. «On va se ramasser un déluge, c'est sûr !» dis-je à mon pilote. Arrivés au garage, il ne pleuvait pas encore. La pluie a commencé à tomber lorsque nous repartions. J'ai dit à mon pilote: «Roule, ne t'occupe pas de moi, ce petit déluge ne me fait pas peur !» C'est la première fois que moi, Nounours, je roule sous une pluie battante. Cela n'a pas duré longtemps, au niveau du Lidl (Reynès, La Cabanasse, juste après Céret), il ne pleuvait presque plus et il ne pleuvait plus du tout à Amélie-les-Bains. D'Amélie-les-Bains à Arles-sur-Tech, nous avons retrouvé un vrai temps d'été, il faisait très chaud, la neige du Canigou a encore bien fondu.


Bien, maintenant, notre Kawasaki Eliminator roule à merveille (le garagiste a -en plus- vérifié la poignée de l'embrayage, elle est tellement souple que mon pilote a été surpris, il peut embrayer sans aucun effort même avec un doigt), nous pourrons donc repartir visiter ces sites merveilleux des Pyrénées-Orientale ou la Catalogne, française ou espagnole, et vous faire partager ces endroits magiques qui ne manquent pas dans la région. J'ai suggéré à mon pilote: «Si l'été se maintient, délaissons un peu la montagne et allons visiter les plages de la Méditerranée, et faisons de petites croisières en France (Argelès-sur-Mer ou Collioure) et à la Costa Brava en Espagne. «C'est prévu Nounours...» me répondit-il. «Et je viens avec sur le bateau !» - «Mais bien sûr Nounours. Je ne vais pas te laisser seul sur les plages avec le succès que tu as auprès des nanas !» - «Ma moto roule bien maintenant ?» - «Impeccable Nounours. Elle a rajeuni de 20 ans...» Je ne sais pas encore où nous irons ce week-end, je ne dévoile le plan de vol à mon pilote qu'une fois en route. Nous devrions faire la Cerdagne avant la Méditerranée, il y a de très beaux endroits à visiter là-bas et nous verrons les deux massifs, le Canigou et le Carlit et le Petit train jaune passer sur les viaducs. Nous irons revisiter le four solaire d'Odeillo (près de Font-Romeu) et Villefranche-de-Conflent (la gare du Petit train jaune) où nous ferons plus de photos et de nouveaux diaporamas.

Comme vous le montre ce diaporama, moi, Nounours the Biker, je tiens à vérifier par moi-même les révisions de ma Kawasaki Eliminator, c'est moi qui observe le garagiste de Fun Bike Center (à Céret, près de l'Intermarché) remettre à jour ma moto. En réalité, je ne surveille rien, je regarde, je m'instruis, pendant que mon pilote va boire son café en face. Moi, Nounours l'explorateur des Pyrénées-Orientales, je trouve qu'on ne va pas assez souvent nous balader. Confortablement assis derrière, je profite des paysages et mon pilote attitré est bien dressé. C'est quasiment de la maltraitance d'humain ce que lui demande. Or, si on veut effectuer nos missions de reconnaissance des Pyrénées-Orientales, il nous faut un appareil bien entretenu. Nous avons choisi le garage Fun Bike Center à Céret près de l'entrée de l'Intermarché... Fun Bike Center est le premier garage que mon pilote a trouvé quand il acheté cette Kawasaki Eliminator d'occasion (alors âgée de 21 ans !) en novembre 2012. Je ne suis pas sur certaines photos, je suis allé un peu me dégourdir les pattes.

Fun Bike Center - Cycles et motos - Rodolph Mir
1 bis rue de Batère - Espace Oulrich - 66400 - Céret
Tel: 04 68 22 29 34
Site Web:
www.funbikecenter.com - Mail: contact@funbike-center.com


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