Un Raptor au Perthus

Vendredi 28 décembre 2012 - Mise à jour: Jeudi 27 juin 2013

Ce vendredi, mon pilote n'allait pas bien, il est quand-même allé au Perthus sans moi. Ce n'est pas grave, la météo n'avait pas prévu d'OVNI ce vendredi (quand Nounours est au repos, les OVNI ne viennent pas). En revanche, il a vu un tyrannosaure dans un bar au Perthus. En fait, ce serait un tyrannosaure préhistorique: un raptor. L'album ineratctif comprend quelques photos des anciens diaporamas de 2011, 2012 et 2013 et les photos prises le 17 mai 2013 du tyrannosaure au bar Le Raptor. Lors de son escapade du 25 avril, la mémoire de l'appareil était saturée. Ah ! Sans Nounours, il est perdu ! Mon pilote, bien que dans un état pas possible, a donc démarré d'Arles-sur-Tech puis il est allé à Céret pour prendre la direction du Perthus par la route de Mauriellas. Comme je le connais (c'est le pilote attitré de Nounours), il n'a pas dû aller trop vite et s'est certainement arrêté en route histoire d'admirer un peu les Pyrénées et le Pic du Canigou. Malgré les nuages, il faisait très chaud mais il y avait beaucoup de vent. Moi, Nounours le motard, j'aimerais visiter cette zone un peu spéciale, partagée entre la France et l'Espagne, où les prix défient toute concurrence (sauf pour la nourriture, ce sont à peu près les mêmes prix qu'en France). Les magasins sont surtout du côté espagnol. On vient au Perthus pour dévaliser les magasins et faire le plein de tabac, d'alcool ou de bibelots et flâner dans les nombreux magasins qui se touchent du côté espagnol et on rentre chargés comme des mulets, les sacoches de la Kawa Eliminator remplies à ras-bord. Si moi, Nounours, je ne mange pas beaucoup, Noutnoute et Canard attendent leur Ronron !


Le Perthus (El Pertús en catalan) est sur les deux pays, en Espagne et en France. Le Perthus espagnol est situé sur le territoire de La Jonquera, plus au Sud, en Espagne. La partie au nord est divisée sur le sens de la longueur, en remontant de l'ancien poste de frontière vers la France, le côté droit est espagnol et le côté gauche français. Chaque fois que vous traversez la rue et que vous allez sur le trottoir d'en face, vous changez de pays. Le côté où il y a le plus de rues commerçantes, où se trouvent la plupart des magasins, est espagnol. Des deux côtés, ce sont les mêmes drapeaux. Au début, vous serez un peu perdu et vous ne saurez plus où vous êtes. En France ? En Espagne ? En Catalogne, tout simplement. Le Perthus est un village avec des rues commerçantes très animées, du côté espagnol, on se demande où les gens vivent, il n'y a que des magasins (de bibelots invraisemblables, de vins, de mode, de Hi-Fi, d'informatique, des supermarchés, des "caves à tabac", etc...) qui se touchent.

El Pertús vient de "Port", un col entre deux montagnes en catalan. Le Perthus est situé sur un col permettant le passage des Pyrénées (entre la France et l'Espagne). Les Romains l'ont convoité les premiers et ont construit la Via Domitia. Les traces romaines sont nombreuses dans la vallée menant au col, la Via Domitia et des édifices militaires. Lorsque Pompée a vaincu le gouverneur Quintus Sertorius qui dirigeait la péninsule ibérique, il fit édifier un monument à sa gloire à l'entrée du territoire conquis. On a longtemps cherché son emplacement, le Trophée de Pompée a été trouvé au Perthus. Le plus ancien texte mentionnant Le Perthus date de 881 ("Villare Portus"). Le Perthus a été formé en 1836 par la fusion de trois communes: Le Perthus, Les Cluses et l'Albère (texte adopté en 1851). Les trois villages reprirent leurs indépendances en 1948. La commune du Perthus date donc officiellement de 1851. Sites à visiter: le Fort de Bellegarde et le site archéologique de Panissars abritant le Trophée de Pompée. Selon la légende, Annibal (Hannibal) a passé le Col du Perthus
avec ses éléphants avant de franchir le Mont Cenis en Savoie (218 avant JC).

Quatre photos ont été joutées au diaporama le jeudi 19 septembre 2013 (une nouvelle terrasse côté français).



Strolling in the Vallespir above the Col du Perthus

Mardi 7 mai 2013

Ce mardi, mon pilote a décidé d'aller visiter ce qu'il y a autour du Perthus sans moi, ce qui lui a fait 80 km pour aller au Perthus -quand-même-. Après avoir fait son stock de cigares au Perthus côté espagnol (3 fois moins chers qu'en France), il est monté au-dessus du village par une petite route sinueuse, il a vraiment eu le vertige, surtout en descendant. Lorsqu'une voiture montait, il était obligé de se serrer au maximum à droite à quelques dizaines de centimètres du précipice et où les murets sont absents. Comme le montrent certaines photos, il survolait le Perthus et l'autoroute de Barcelone... Il a voulu tenter un col au-dessus du Perthus mais arrivé au col, il est tombé sur la réserve de la Kawa, il a fait demi-tour au croisement au col en redescendant tout en 6e histoire d'économiser au maximum le carburant. Mais voilà... Il a voulu passer par le Boulou pour s'arrêter à une terrasse et il est tombé en panne d'essence pile à la station de l'Intermarché à Céret... Pile à quelques mètres des pompes ! Ouf ! Il a fait le plein et il est rentré à Arles-sur-Tech. La prochaine fois, moi, Nounours, je vais avec, d'ailleurs, à partir de maintenant, je ne descends plus de ma moto.


Le jeudi 25 avril 2013, mon pilote a refait des photos en passant par la route de Maureillas, évitant ainsi Le Boulou. Il a pris l'autre route à Céret par la ville et la place du Toréador. Il comptait encore visiter le Fort de Bellegarde mais s'il voulait être rentré avant la nuit, il ne pouvait plus trop traîner. Le diaporama comprend les photos prises le 17 mai 2013 du tyrannosaure au bar Le Raptor qu'il a incluses au diaporama (avec d'autres vues des rues). Ce vendredi, Il allait tellement mal qu'avec Noutnoute et Canard, nous nous demandions s'il allait rentrer, surtout qu'il y avait beaucoup de vent et que sa pompe HS ne supporte plus ça. Ses údèmes aux éponges et aux guiboles sont à toc, il étouffe et a du mal à marcher. Le plus difficile pour lui sont les manúuvres à l'arrêt et les démarrages. Une fois que la moto roule, ça va. Pour un type qui devrait ronger les navets par la racine (si on en croit les toubibs), il se débrouille plutôt bien... Pourquoi n'a-t-il pas encore emmené Nounours le motard au Perthus ? Je suis tellement beau avec mes médailles, ma guitare et mon casque Hi-Fi que je ferais craquer toutes les Noutnoute. Il faut être prudent dans les magasins de bibelots, on trouve des objets délirants de sex-shop au milieu des jouets ou des montagnes de peluches. Ouf ! Les pharmacies ne sont pas loin ! Pour ramener un Sioux ou un pharaon grandeur nature, il aura du mal avec la Kawa. Les indiens ou les chevaliers font bien deux mètres de haut.

Le jeudi 27 juin 2013, il a refait les deux diaporamas. Et oui ! Moi, Nounours le motard, c'est la troisième fois que je vais au Perthus ! Je devais figurer dans ces diaporamas, c'est fait. Le jeudi 27 juin, il a été obligé de me prendre avec car je ne quitte plus ma Kawasaki Eliminator. Nous avons rencontré d'autres motards. J'ai obtenu mes deux nouvelles médailles en qualité de Nounours, le "meilleur passager de Kawasaki Eliminator". Mon pilote a surtout flâné dans le village et a fait de nouvelles photos du Perthus qui, comme vous pourriez en douter en regardant le diaporama du haut (avec le raptor), est un petit village où il y plus de magasins que dans une ville, il n'y a d'ailleurs quasiment que ça du côté espagnol.

Deuxième partie de "Vol au-dessus du Perthus - Le jeudi 18 juillet 2013, il faisait très chaud -très lourd même- à Arles-sur-Tech. Comme mon pilote avait besoin de faire le plein de cigares, je lui ai dit: «OK, on va au Perthus, tu achètes tes cigares, tu fais même quelques emplettes si tu veux mais on ne s'attardera pas, on va en Espagne à la Costa Brava...» - «C'est toi le chef, Nounours...» me répondit-il. Jusqu'au Col du Perthus, il a fait très beau. Nous avons garé ma Kawasaki Eliminator au parking avec les autres motos et mon pilote est allé faire ses achats. Moi, Nounours, je suis resté sur ma Kawa. Quand il est sorti de la "caves à tabac", un déluge s'est soudain abattu sur Le Perthus sous une chaleur écrasante. Lorsqu'il est arrivé à la moto, il ne pleuvait presque plus. Je lui ai donné mes nouvelles instructions: «Mon fidèle pilote, on abandonne la Costa Brava, on rentre immédiatement, nous nous arrêterons au Laëtitia...» - «À tes ordres Nounours...» me répondit-il. En remontant de l'Espagne vers la France (le côté espagnol du Perthus), la pluie s'était arrêtée, il faisait toujours aussi chaud. «Nous aurions pu aller à la Costa Brava, t'as vu comme le soleil brille à nouveau ?» - «Tu vas goûter à la météo capricieuse de cette année, fais ce que je t'ai dit: retournons à Arles-sur-Tech par la route de Maureillas en prenant tout notre temps...» lui ai-je hurlé. «C'est toi le chef, Nounours...» me répondit-il. La descente du Col du Perthus côté Pyrénées-Orientales (vers Le Boulou) avait bien commencé, sous un soleil cuisant, la route était déjà presque sèche.

À 100 mètres du Laëtitia, un autre déluge s'est brusquement abattu, plus violent que le précédent. Nous nous sommes arrêtés au Laëtitia, moi Nounours, j'ai vite ôté mes sangles et je suis descendu de ma Kawa courir me mettre à l'abri à la terrasse du restaurant. Nous avons avons attendu la fin du déluge. Des touristes, qui avaient mangé au restaurant, attendaient eux aussi à la terrasse que cette pluie très violente s'arrête pour regagner leurs voitures. Lorsque la pluie s'est calmée, nous avons repris notre descente vers Maureillas. Un autre déluge s'est abattu à la sortie de Céret, j'ai ordonné à mon pilote de s'arrêter au Lidl nous mettre à l'abri sous le préau. Il en a profité pour faire quelques courses et nous avons attendu la fin du déluge. La pluie s'est arrêtée, nous sommes enfin rentrés à Arles-sur-Tech. Le soleil était revenu. Arrivés à mon fan-club à Arles-sur-Tech, à peine à la terrasse, il pleuvait à nouveau. Heureusement, nous étions à l'abri... Moralité: cet été, la météo risque de nous surprendre. On part à la Costa Brava sous la canicule et on rentre sous une tempête de neige. Enfin, j'exagère un peu mais avec le dérèglement climatique, tout peut arriver... Malgré ces déluges à répétition, nous avons vu énormément de motards. Les vrais motards roulent même sous la pluie. Si ça circulait beaucoup à Arles-sur-Tech (Français, Néerlandais, Anglais, Belges et des motards allemands sur leurs Messerschmitt -leurs BMW, pardon-), au Perthus, c'était infernal. Même à pied, il était quasiment impossible de marcher sur les trottoirs du côté espagnol.



"Gran Jonquera" en Catalogne

Samedi 13 avril 2013 (mis à jour le 18 mai 2013)

Un nouveau pôle commercial en Catalogne après ceux de Perpignan et de Claira, "Gran Jonquera", inauguré le 16 mai, comprendra 30 boutiques et propose des prix inférieurs à ceux de la France. "Gran Jonquera" sera le complément de la zone de Perpignan, "Porte d'Espagne", inaugurée le 5 février 2013 en Catalogne française, les Pyrénées-Orientales. En ce début 2013, où de nombreuses zones commerciales inédites on vu je jour en Catalogne, ce nouveau pôle commercial sera un nouvel axe consacré à la vente après la l'inauguration le 5 février 2013 de la nouvelle formule du centre commercial "Porte d'Espagne" de Perpignan puis du centre "Salanca" inauguré le 2 avril dans la commune de Claira."Gran Jonquera", ce nouveau pôle de 30 000 m², est accessible depuis le 16 mai avec 30 boutiques dans un premier temps. "Gran Jonquera" espère ajouter un bon nombre de clients aux 7 millions de La Jonquera. Il faut aussi compter sur Le Perthus, village commercial situé en France et en Espagne, faisant partie de la commune de La Jonquera. Cette nouvelle destination commerciale sera naturellement très compétitive face au marché français où les taxes sont exorbitantes car elle est située en Catalogne espagnole sur le territoire de La Jonquère (La Jonquera).

"Gran Jonquera" comptera 50 à 70 enseignes, une garderie pour enfants et 2 000 places de parking, surveillées individuellement par vidéo-protection, procédé qui permettra aux visiteurs de retrouver leur véhicule éventuellement "perdu". Ce centre "outlet" vise 7,5 millions de clients, principalement français, qui y trouveront le plus grand buffet libre de la province de Gérone, une des quatre provinces de la communauté autonome de Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, voisine des Pyrénées-Orientales, la Catalogne française.

© 2013 by Michel Mahler - Le Réveil des Marmottes


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