Nounours à la Tour de Corsavy

Dimanche 5 mai 2013 - Mises à jour: Dimanche 4 août 2013, mardi 13 août 2013

Ce dimanche 5 mai 2013, il faisait beau malgré les quelques petits nuages. Nous sommes partis avec mon pilote nous balader avec la Kawa sur la petite route vertigineuse faisant le tour de Corsavy. Le pauvre a vraiment eu le vertige ! Moi, Nounours je lui ai ordonné de continuer même si tout s'effondrait sous ses pieds quand il devait arrêter la Kawa et en descendre pour prendre les photos (sur ces routes, il a l'appareil en bandoulière). Nous sommes allés à Corsavy en faisant un tour majestueux dans le massif du Canigou. Quelle route et quels paysages !

Les
gorges de la Fou servent de limite entre les communes de Montferrer et de Corsavy. Les gorge de la Fou sont particulièrement remarquables et peuvent être visitées. Sur une longueur d'environ deux kilomètres, les gorges atteignent une profondeur de 250 mètres et se resserrent parfois jusqu'à une largeur d'un mètre entre les deux parois. Corsavy (Cortsaví en Catalan) est un petit village de montagne situé à 777 mètres d'altitude dans le massif du Canigou. Le village se parcourt par ses ruelles sinueuses et pittoresques avec une vue imprenable sur la vallée du Vallespir et la mer Méditerranée. Une tour à signaux surplombe le village de Corsavy. Elle permettait de communiquer avec les autres tours des vallées pour prévenir des attaques. À l'entrée du village, en venant d'Arles-sur-Tech, à droite se trouve l'ancienne église romane actuellement en restauration: Sant Marti de Cortsaví.


Corsavy a connu une forte activité au moment de l'exploitation de mines de fer de Batère qui furent fermées en 1987. On s'y rend par la route de Batère. Depuis la route de Batère, on peut accéder au hameau de Léca, ce hameau est un point de départ idéal pour les randonnées au "Puig dels Tres Vents" (2731 m). Pour aller à Corsavy depuis Arles-sur-Tech, il suffit de prendre la route Perpignan / Prats-de-Mollo et bifurquer à droite à la sortie d'Arles-sur-Tech. Pour ceux qui voudraient s'y balader, flâner dans les ruelles du village médiéval et admirer les paysages puis se restaurer, il y a des restaurants, des bars, et si vous voulez retrouver l'ambiance de la ville, il y a même une discothèque. En fait, selon le lieu où on se trouve aux alentours d'Arles-sur-Tech, les décors sont totalement différents. Cela fait partie du charme des Pyrénées-Orientales et du massif du Canigou.

Notre balade "Nounours à Corsavy" par la route de Montferrer comprend des photos du dimanche 5 mai 2013 et des photos du dimanche 17 mars 2013. Moi, Nounours the Biker, j'ai eu un succès fou. Les petites routes de Montferrer et de Corsavy sont très fréquentées. Quand on croise une voiture, la moto est à quelques dizaines de centimètres du vide. Brrrrr ! Mais à quasiment chaque arrêt, on venaient voir mon pilote. «Il s'appelle comment ?» - «Nounours !» Nous nous sommes arrêtés en rentrant à une terrasse sur le haut d'Arles-sur-Tech, le patron du bar et des clients m'ont pris en photo avec des pauses bien sympathiques. «Et il s'appelle comment ?» - «Nounours the Biker !»

Le dimanche 4 août 2013, nous sommes retournés visiter la chapelle Sant Martí de Cortsavi, une église romane typique du Vallespir. Elle fut consacrée en 993 par l'évêque d'Elne puis consacrée une seconde fois en 1159 par un autre évêque d'Elne. Elle restera l'église paroissiale jusqu'à la fin du XVIe siècle. Au XVIe siècle, la chapelle Sant Martí de Cortsavi fut abandonnée au profit de l'église Saint-Martin de Corsavy (au centre du village, l'ancienne chapelle du château féodal) et en 1870, elle fut transformée en citerne (...). Elle est actuellement en restauration, les travaux sont effectués par l'association "Salvaguarda de Saint Marti de Corsavi" avec l'aide de bénévoles, de la population et de la municipalité de Corsavy. Moi, Nounours, je suis allé tout près de la chapelle avec mon Eliminator. Quelques photos prises ce dimanche ont été ajoutées au diaporama.

Le mardi 13 août 2013, je suis enfin allé visiter de tout près la Tour de Corsavy. J'ai fait les 30 derniers mètres à pied et j'ai fait le tour de la tour où j'ai posé devant les murailles. Mais pour y aller à moto, il faut s'armer de courage ! Prendre tout d'abord la route de Batère jusqu'au-dessus du camping Cortsavi. À la hauteur de l'auberge Calaris., il faut prendre à gauche le chemin forestier (tout juste carrossable) dans la forêt de chènes lièges et au premier croisement des chemins, à une épingle à cheveux chaotique, prendre à nouveau à gauche où un pilote de moto normal ferait demi-tour (la Kawasaki Eliminator est une custom de route, pas une moto de cross). La piste devient vite infernale. Au prochain croisement, aller tout droit, le chemin n'est quasiment plus qu'un sentier pour marcheurs aguerris. Au bout, on arrive à environ 30 mètres de la tour. Mon pilote voulait encore descendre le sentier menant au pied de la tour avec mon Eliminator mais je lui ai interdit. Là, j'ai ôté mes sangles et je suis allé voir la tour debout sur mes pattes. C'est vraiment impressionnant, on comprend pourquoi au Moyen-Âge, ils construisaient les tours à signaux sur ces pitons. De là-haut, on domine bien entendu Corsavy, les remparts du château mais tout le Vallespir et les Pyrénées jusqu'à la Méditerranée.

La Tour de Corsavy est une tour à signaux circulaire avec un contrefort en demi-lune. Le contrefort aurait été construit pour empêcher la tour de basculer dans le ravin. Cette tour servait à envoyer ou à transmettre des signaux aux autres tours de la région. La Tour de Corsavy fut érigée par Jacques II de Majorque au XIIIe siècle. Ces tours, pour la plupart bâties sur les crêtes des montagnes, établissaient un véritable réseau de communication. Le signal était envoyé grâce à un feu allumé au sommet de la tour. La Tour de Corsavy communiquait ainsi avec la Tour de Batère.

Il a fait très beau et très chaud ce mardi. De retour à la moto, quand j'ai vu le chemin pour redescendre, moi le chevalier Nounours sans peur et sans reproche, je suis parti à pied vers Corsavy. Il a commencé à tomber quelques gouttes de flotte. Des nuages menaçants s'étaient agrippés au Canigou et le tonnerre grondait. J'ai fait signe à mon pilote que je montais quand-même derrière ma Kawa au péril de ma vie de Nounours. Par endroit, il fallait descendre à l'embrayage pour ne surtout pas freiner, la moindre glissade et c'est le vol plané vers l'enfer. Après un petit arrêt à Corsavy, nous redescendîmes vers Arles-sur-Tech. Nous dûmes encore aller faire nos course à Amélie-les-Bains et avant le Lieder Price, il a commencé à bien pleuvoir. Nous sommes rentrés d'Amélie-les-Bains à Arles-sur-Tech sous un déluge mais moi Nounours le chevalier à moto, je suis enfin allé à la Tour de Corsavy... 36 photos ont été ajoutées au diaporama de Corsavy: Le chemin forestier allant à la tour et moi, Nounours, faisant le tour de la tour. Une photo prise par un paparazzi me montre en train de rentrer à pied à Corsavy. Moi Nounours, je suis un chevalier téméraire mais pas suicidaire. Le "livre à pages tournantes" a été redimensionné (530 px de haut) pour pouvoir contenir les photos verticales de 400 px de hauteur.



Nounours à l'assaut de la Tour de Batère

Mercredi 3 juillet 2013 - Mise à jour: Dimanche 4 août 2013

Ce mardi 2 juillet, la chose était réglée à l'avance: pas question de balade. Mon pilote est venu me voir tôt le matin dans ma buanderie faisant office de hangar à Kawa (où j'ai mon frigo, ma chaise, etc...). Quand j'ai vu l'état dans lequel il était, je me suis dit: «Mon cher Nounours, il est vraiment plus que destroy aujourd'hui, ce sera une journée repos...» Mais avant midi, il est redescendu avec l'appareil photo et tout le bazar. «On part quand-même ? Où ça ?» - «Nous allons prendre d'assaut la Tour de Batère !» - «Là où il y a les anciennes mines de Batère ?» - «Plus haut Nounours...» me répondit-il. «Nous allons passer le Col de la Descarga (1393 m) qui relie le Vallespir et le Conflent...» Nous partîmes donc d'Arles-sur-Tech en direction de Montferrer, une petite route sinueuse que nous avions faite en partie lors de nos randonnées à Corsavy et à Léca (2). Nous ne nous arrêtons pas jusqu'au croisement de la route de Léca, nous prenons à droite en direction de Batère. Quelle route les enfants ! Les vues sur les Pyrénées sont d'enfer et les lacets également, des épingles à cheveux hyper serrées donnant sur des ravins et des rochers qu'il vaut mieux éviter de rater. Mais en gravissant la route de Batère, des nuages sont arrivés, très vite. Moi, Nounours the Super Biker, j'ai roulé dans les nuages -et même au-dessus- avec mon Eliminator. Rouler en montagne, c'est subir des changements de temps rapides et imprévisibles. Après quelques lacets, le ciel était à nouveau (presque) bleu. Nous nous sommes arrêtés à une ferme de montagne qui vend ses produits aux touristes.


Nous avons croisé pas mal de motards. Il faut être prudent sur ces petites routes car on peut également croiser des chevaux, des brebis, des vaches et ces charmantes bêtes ont la priorité. Les brebis rentrent toutes seules à la ferme (par la route), gardées et guidées par de magnifiques chiens de berger. Puis, nous sommes arrivés au Col de la Descarga (1393 m) où nous nous avons fait une halte. Il est allé voir les écriteaux de tout près: «Nous avons le choix Nounours, soit l'espèce de route à droite soit la route en cul-de-sac à gauche mais la route s'arrête ici...». - «Prends à gauche, on verra bien où ça nous mène !» lui dis-je. Nous attaquâmes la montée sur environ 500 mètres et nous vîmes les anciens bâtiments des mines. «C'est habité !» fis-je remarquer à mon pilote. Mais il ne s'arrêta point et continua sa route en longeant les bâtiments. Après une épingle en montée sévère, nous survolâmes les bâtiments et au bout d'environ 200 mètres, c'était un cul-de-sac. «Le chemin qui suit est trop mauvais mon cher pilote, redescendons au col...» Les bâtiments des anciennes mines sont habités. Nous fîmes une petite pause. «Tu te rends compte Nounours ? Des gens travaillaient ici, dans les mines, en pleine montagne !» me fit remarquer mon pilote. Les mines de Batère se situent sur la commune de Corsavy, à la limite des communes de Valmanya et la Bastide. Les mines de Batère (les Indis) ont été exploitées à ciel ouvert depuis l'Antiquité puis en galeries. En 1899, l'exploitation fut plus poussée lors de la révolution industrielle et avec l'arrivée du câble aérien. Le câble permettait de relier les mines à Arles-sur-Tech (ahurissant !) où furent construits deux fours à grillage et la gare de chemin de fer. L'exploitation des mines a duré jusqu'en 1987.

Nous redescendîmes au col en repassant près des premiers bâtiments des anciennes mines de Batère. C'est non seulement habité mais c'est un gîte avec un café et un restaurant où nous nous sommes arrêtés à la terrasse
(1). Il a commencé à pleuvoir au refuge. Il revint vers ma Kawasaki et nous continuâmes jusqu'au col à environ 700 mètres où il ne pleuvait déjà plus. Là, il s'arrêta et visiblement, il était songeur. «Il ne va pas prendre cette route cimentée qui grimpe quasiment à la verticale !» Mais si, il engouffra l'Eliminator sur cette pente abrupte et à environ 100 mètres, c'était un chemin de terre... «Ce chemin est très bon, nous continuons Nounours...» Du col, nous roulâmes ainsi sur 2,3 km et nous arrivâmes pile à la Tour de Batère où un nuage arrivait également. D'un coup, nous nous sommes retrouvés dans le nuage et on ne voyait presque plus la tour. Je ne voyais plus mon pilote parti escalader le piton pour photographier la tour de plus près. Je le vis redescendre avec du mal (avec ses crampes aux guiboles, il a dû en baver), trempé jusqu'aux os. Arrivé à la moto, il ne pleuvait plus mais la tour était toujours dans le nuage où il pleuvait encore à verse. Le soleil semblait revenir plus bas, nous fîmes notre pause pique-nique à la tour histoire qu'il sèche un peu. Moi, Nounours, resté au bas du piton, j'ai pris seulement quelques gouttes. Puis, nous redescendîmes vers Montferrer et Corsavy, les nuages masquaient toujours les massifs. Arrivés à Arles-sur-Tech, le temps que mon pilote s'attarde à deux terrasses, les nuages arrivaient. Au début de la nuit, il est tombé quelques gouttes. Ceci dit, jusqu'à dimanche, je lui ordonne le repos, nous irons seulement faire nos courses. Moi, Nounours the Super Biker, je suis très loin d'avoir visité toutes les Pyrénées-Orientales, où il y a tant de choses à découvrir, et j'ai besoin de ses services encore longtemps pour piloter mon Eliminator.

La tour de Batère est bâtie sur une crête montagneuse à la limite du Vallespir et du Conflent. À l'écart des grands axes routiers, on ne peut y accéder que par le chemin de terre reliant Corsavy à Valmanya, un ancien passage entre les deux versants du Canigou (que nous n'avons pas pu photographier à cause des nuages). La Tour de Batère était une tour de surveillance avec une vue imprenable sur les Pyrénées espagnoles et françaises. Elle était en relation avec Corsavy, le château de Mollet à Montferrer, le château Cabrenç à Serralongue et avec la tour de Cos entre Corsavy et Montferrer. La tour servait à communiquer (par signaux) avec les tours du bord de la mer Méditerranée (de Madeloc à Collioure). Lorsque le ciel est dégagé, on voit la Méditerranée. La Tour de Batère est ronde, elle comportait deux étages dont un seul subsiste. Elle fait 4,50 mètres de diamètre intérieur. Une citerne servait d'alimentation en eau. Elle était surmontée d'une voûte en pierre (qui s'est effondrée). Un escalier permettait d'accéder à l'étage supérieur, il en reste quelques traces sur un mur. La tour était chauffée par une cheminée.

Le dimanche 4 août 2013, nous sommes retournés visiter la Tour de Batère. La journée était splendide sans aucun nuage. Il faisait très chaud, mon pilote était à l'agonie mais après notre escale à la chapelle Sant Martí de Cortsavi à Corsavy, il voulut conquérir la Tour de Batère. Après un arrêt au refuge de Batère, au bas du piton où est érigée la tour, il décrocha mes sangles et il me dit: «Tu viens avec Nounours. Nous allons escalader le piton et prendre d'assaut la tour...» - «Le soleil t'a vraiment cogné sur la tête !» lui répondis-je. «Tu es complètement HS depuis deux jours et tu veux escalader ce piton ? De toute façon, moi, Nounours, je ne peux pas marcher...» Il utilisa alors mes sangles pour me porter comme un sac à dos... «Ça va mon cher pilote ? Je ne suis pas trop lourd ?» - «Il faut être frappé-dingue pour escalader ces rochers avec une pompe à hémoglobine destroy, de la flotte plein les éponges et un Nounours de 1,20 m sur le dos...» l'entendis-je murmurer... «Hourrah ! Nous y sommes ! » lui criai-je soudain. «T'as vu ma Kawasaki en bas comme elle est petite ? Repose-toi maintenant, tu l'as bien mérité. Moi, je vais faire le tour de la tour...» Et les boissons sont restées dans les sacoches de mon Eliminator... Quelle vue les enfants. On voit tout le Vallespir, les Aspres, la plaine du Roussillon jusqu'à la Méditerranée et les Pyrénées espagnoles. De retour à ma Kawasaki, mon pilote était dans un état effrayant mais il était assez fier de moi: «Chevalier Nounours, tu auras ta cinquième médaille, tu as pris d'assaut la Tour de Batère à califourchon sur ton fidèle destrier...»

Environ 60 photos ont été ajoutées au diaporama de la Tour de Batère du mercredi 3 juillet 2013 (dans les nuages et sous la pluie), certaines anciennes photos ont été remplacées par celles d'aujourd'hui (bien que nous avions quelque fois le soleil en face).

Lors de son épopée dans les nuages sur la route de Batère, Nounours a observé une étrange lueur clignotante jaune-orangé. La lumière jouait à cache-cache derrière les massifs, son comportement était suspect. Nounours a enclenché le puissant radar de ses yeux bioniques et a pu définir la nature de cet objet. Pour vérifier ce que Nounours a réellement vu, suis les instructions de l'image interactive. Tu verras d'abord la lumière clignotante. Le casque Hi-Fi de Nounours enclenche le radar, sa casquette active le grossissement de l'objet visé. Tu peux observer la lueur sans activer le radar (le casque Hi-Fi), lorsque l'objet sort de l'image, elle se recale au début. Si le radar est enclenché et que l'objet sort du champ de vision des yeux de Nounours, tu ne peux plus activer le grossissement ni voir ce qu'est cet objet. Quand l'objet sort de l'image, elle se recale au début. Si tu as activé la vérification de l'objet (la casquette), quand l'objet aura sorti de l'image, le radar affichera le résultat de l'observation. Cette lumière clignotante ne peut pas être une lanterne thaïlandaise ni une météorite ni un débris de satellite ni de la foudre en boule ni un engin ultra-top-secret terrestre ni un oiseau lumineux. À part un OVNI extraterrestre, que reste-il ? Mais seul Nounours peut observer les OVNI dans les Pyrénées-Orientales, aucun ufologue ne possède d'yeux bioniques munis d'un radar pour vérifier que les OVNI sont ou non des soucoupes volantes.

(1) Refuge de Batère - Gîte et restaurant de montagne - www.gite-refuge-batere.com - Tel: 04 68 39 12 01
(2) Nounours à Léca


© 2013 by Michel Mahler - Le Réveil des Marmottes

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