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L'Airbus A380 a effectué ses premiers
essais... au sol ! Il va tourner en rond quelques jours sur
la piste Concorde. Après le plus beau porte-avions
nucléaire incapable de nager (le Charles de Gaulle),
va-t-on avoir le plus gros avion incapable de
voler ? Et s'il décolle, où ira-t-il
atterrir ? Car il faut une piste renforcée de plus de
3 000 m pour supporter les 560 tonnes de l'engin.
Très peu d'aéroports possèdent de
telles pistes... Avant de vendre ses Airbus à la
Chine, il faurda que l'Europe lui fournisse les pistes...
Boeing au contraire en revient à des avions plus
petits, pouvant se poser partout et plus facilement
rentables car il est plus aisé de remplir des
appareils avec 200 passagers qu'avec 800.
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Exemple: Si vous habitez Paris, que vous
prenez un Airbus A380 pour aller de Blagnac à Pickle
Lake et que vous atterrissez à 1 000 Km du lieu de
votre rendez-vous faute d'aéroport pouvant accueillir
le mastodonte, vous regretterez de ne pas avoir pris un
Boeing (ou un Airbus A-320) décollant de Roissy
Charles de Gaulle pour vous déposer directement
à l'aéroport de Pickle Lake.
Une crise secoue actuellement les
constructeurs aéronautiques européens touchant
en particulier la France et l'Allemagne qui se font une
jolie guerre d'actionnaires. Jusqu'ici, le consortium
fonctionnait car il était le résultat
d'accords entre constructeurs et non une création
européenne.
Samedi 9 juillet 2005 Revenons un instant sur le premier vol d'essai le 27 avril 2005. Nous sommes en Chiraquie, à Blagnac, en Haute-Garonne. Comme on en a l'habitude désormais, le premier vol est surmédiatisé, présenté tel un reality-show devant surtout contrer l'envol du "Non" au référendum... Jacques Chirac est là, prêt à prendre le palonnier devant les caméras bien qu'il ne zieute même pas le brontosaure volant.. Petit couac: Même une personne n'ayant aucune connaissance en pilotage ou en aéronautique a remarqué que les pilotes n'ont pas réussi à rentrer le train. Il faut imaginer le poids et la taille des 22 roues, des vérins ou des volets et la force inouïe qu'il faut pour rétracter le tout. Nous prenant pour des échappés de la maternelle, on va nous expliquer que les pilotes ont préféré faire le premier vol avec le train sorti. C'est stupide car le premier vol sert justement à vérifier si tout fonctionne, y compris et surtout la rentrée et la sortie du train. Depuis, plus un mot sur le géant des airs... Le coût (10,7 milliards de dollars), lui, va décoller. Ce qui signifie qu'il faudra vendre au moins 400 exemplaires désormais pour rentabiliser l'avion alors que l'époque est aux supersoniques ou aux avions plus petits pouvant se poser partout (Il faut au minimum 3 000 m de piste à l'A-380, seules 5 pistes au monde pourront l'accueillir. La moitié suffisait au XB-70 Valkyrie). L'A380 est donc le seul gros-porteur ayant fait un voyage toutes roues dehors sans être obligé de sortir le train pour atterrir puisqu'il ne l'a pas rentré en décollant. Toujours est-il que les retards s'amoncellent concernant les livraisons. Ceci n'est pas de très bonne augure pour la suite car si l'Europe se retrouve avec un nouveau gouffre financier de cette taille, on se demande qui va payer. Jacques Chirac a-t-il avancé le vol d'essai pour sauver son référendum alors que le prototype n'était pas prêt ? La décision de construire un mastodonte de 800 places aurait-elle été prise uniquement dans le but de contrer Boeing sans savoir que Boeing allait arrêter la fabrication du 747 pour en revenir à des avions plus petits et que la course s'oriente enfin vers les vols à Mach 3 (3.380 km/h) ? Les premiers appareils de ce type ont volé dès le début des années 1950 (voir la fiche du XB-70 Valkyrie qui connut lui aussi des pannes de train). L'A380 vole à Mach 0,85, environ 1 040 km/h, Concorde atteignait Mach 2,02 soit 2 350 Km/h. En février 1965, le Valkyrie a passé Mach 3 à 3 672 Km/h. Pourquoi a-t-on arrêté ces programmes ? Les intérêts financiers étaient-ils ailleurs ? Mercredi 27 juillet 2005 Des compagnies ont exigé le paiement des pénalités concernant les retards sur les livraisons. Les pénalités, estimées à 50 millions d’Euros, pourraient s'envoler s'il y avait d'autres retards. Actuellement 154 commandes ont été enregistrées. Si les commandes ne progressent pas plus, les pertes pourraient être considérables. |
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Mercredi 14 juin 2006
Depuis le coup médiatique lors du référendum sur le traité européen en mai 2005, lorsque Jacques Chirac était venu pour faire décoller le "oui", le RdM vous avait révélé que notre mastodonte des airs, l'Airbus A-380, était un échec technologique à la mesure de son poids. Lors du vol d'essai, le mammouth volant n'a pas pu rentrer le train (composé d'une trentaine de roues). Le RdM vous révélait également ce détail: Seules 5 pistes au monde pourront accueillir l'A-380. Il lui faut en effet au minimum 3 kilomètres de piste. L'A380 est un désastre économique (comme le Charles de Gaulle et le Rafale). |
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Depuis
le début, le RdM vous a relaté les retards
concernant les livraisons et les indemnités de retard
réclamées par les compagnies,
indemnités qui s'alourdissent au rythme que votre
porte-monnaie s'allège (et va encore
s'alléger). Ce 14 juin, l'impossibilité de
livrer notre mammouth ailé est désormais
étalée au grand jour. Airbus prévoit
(pour l'instant) un retard de 6 à 7 mois. On avoue
des "avaries" au niveau des systèmes
électriques (ce qui explique l'impossibilité
de rentrer le train). Rien que pour 2006, le groupe EADS
prévoit plus de 300 millions d'Euros de perte et au
minimum un milliard d'Euros en 2008 auxquels il faudra
ajouter 500 millions d'Euros de manque à gagner pour
la période 2007-2010. Résultat: Les compagnies
se tournent vers le concurrent américain du plus gros
porteur au monde: Boeing.
Vendredi 16 juin 2006 Les retards de livraison de l'Airbus A380 ont provoqué un crash boursier. Près de 6 milliards d'Euros se sont évaporés. Le groupe EADS admet «traverser une crise majeure» en accusant ses dirigeants, dont Noël Forgeard, d'avoir vendu des actions il y a trois mois. Noël Forgeard, en bon seigneur, charge naturellement son successeur, l'allemand Gustav Humbert. Pourtant, les premiers retards sont apparus dès avril 2005. Arnaud Lagardère est le co-président du conseil d'administration, son groupe possède 7,5% du capital d'EADS. La nomination de Noël Forgeard, devant représenter les intérêts français à la tête d'EADS, avait fait l'objet de longues négociations entre Lagardère et l'État français (détenant 15% du capital d’EADS). L'Élysée a finalement imposé Noël Forgeard. Nöel Forgeard devra justifier la vente massive d'actions peu avant le désengagement partiel des deux actionnaires, Lagardère et DaimlerChrysler, et sur la débâcle de l'action. Le co-président d'EADS, ses trois enfants et des dirigeants français et allemands du groupe, ont empoché plusieurs millions de plus-values après avoir levé des stock-options en mars. Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, a une nouvelle fois été interrogé mercredi par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons dans le cadre du dossier Clearstream. Jean-Louis Gergorin a été mis en examen le 1er juin pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux" et Imad Lahoud, le mathématicien franco-libanais ayant travaillé chez EADS de 2003 à 2006, soupçonné d'avoir falsifié des listings de Clearstream (les personnalités ayant touché des bakchichs lors de la vente de frégates à Taiwan en 1991), a été mis en examen le 9 juin. EADS (European Aeronautic Defence and Space company) est un groupe industriel européen créé le 10 juillet 2000 par la fusion de Daimler Chrysler Aerospace AG (Allemagne), d'Aérospatiale Matra (France) et de CASA (Espagne). EADS se compose de cinq activités: Aéronautique, Airbus, défense et sécurité, avions de transport militaires et espace (Ariane). Dans l'affaire Clearstream, on a beaucoup évoqué des comptes "qui seraient" liés aux ventes d'armes. Pure coïncidence, sans plus (...). Cela n'existe que dans les films ces choses-là... |
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Il a un bien joli nom, «Power8»,
c'est le «plan social» de restructuration d'EADS.
Airbus prévoit en effet la suppression de 10 000
emplois: 4 300 en France, 3 700 en Allemagne, 1 600 en
Grande-Bretagne et 400 en Espagne. Airbus et EADS sont les
exemples les plus significatifs du fiasco de l'Europe.
Ajoutons un autre plan de restructuration: Alcatel-Lucent...
La Chancelière Angela Merkel, qui a la
présidence tournante de l'UE jusqu'en juin, juge
«le principe d'équilibre [des licenciements]
respecté entre France et Allemagne». Que fera
Nicolas Sarkozy, le futur président français
(la France aura aura la présidence de l'UE en 2008)
?
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Airbus A380 |
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