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François Hollande admet donc que le but
de l'opération "Sangaris" (un petit papillon rouge)
est de destituer le président Michel Djotodia.
François Hollande a en effet déclaré:
«On ne peut pas laisser en place un président
qui a laissé faire en Centrafrique...»
Transposons la situation, les USA feraient cette
déclaration: «On ne peut pas laisser en place un
président avec seulement 15% en France...» Les
USA déclencheraient une opération militaire
pour écraser la révolte bretonne et
exigeraient des élections anticipées...
Revenons à François Hollande. «On ne peut
pas laisser en place un président qui a laissé
faire en Centrafrique...» Le message est clair: la
France mettra le président qu'elle veut au pouvoir en
Centrafrique, le temps des barbouzes de l'époque
post-coloniale est toujours d'actualité.
François Hollande exige des élections
anticipées et il sera ferme en Centrafrique, il l'a
démontré lors du sommet sur la paix et la
sécurité en Afrique à Paris le samedi 7
décembre (le jour de mon anniversaire).
François Hollande a annoncé que le contingent
français atteindrait 1 600 hommes soit 400 de plus
que prévu. «Il n'y en aura pas davantage,
ça suffira, ce sera l'effectif qui demeurera autant
que nécessaire pour cette mission...» La force
africaine, actuellement composée de 2 500 soldats, va
être portée à 6 000 hommes. Traduction:
cela va coûter bien plus que les 1,3 million d'€
prévus. Or, l'argent que l'on dépense ici ne
peut par être utilisé là. Les
Français n'auront qu'à attendre le Père
Noël (1).
D'ailleurs, François Hollande n'a jamais
été élu président des
Français -ça se saurait- mais de l'Afrique.
Après le Mali, la Centrafrique...
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«Les effectifs français demeureront
en Centrafrique autant que nécessaire pour cette
mission» a promis François Hollande qui
n'évoquait jusqu'à présent qu'une
intervention limitée dans le temps (autour de six
mois). Et notre chef de guerre de préciser: «Je
ne veux pas individualiser la responsabilité. Mais on
ne peut pas laisser en place un président qui n’a
rien pu faire, a laissé faire...» La
présence de l'armée française au Mali a
coûté 2,7 millions d’€ par jour. En
Afghanistan, c'est "seulement" 1,4 million d’€ par jour.
Essayez de compter ce que coûtent les
équipements militaires (avions, porte-avions,
sous-marins nucléaires, chars, radars, satellites,
missiles, etc...) et les interventions dans une quinzaine de
pays. Il y aurait de quoi multiplier par mille le budget du
Social... En Centrafrique, il faudra compter autour de 2
millions d’€... par jour !
Le président Michel Djotodia (ex-Seleka) est censé quitter le pouvoir fin 2014 avant l'organisation d'élections en 2015. Pour François Hollande, ça ne va pas assez vite, il faut organiser des élections avant 2015... «Pour qu’il y ait des élections, il faut qu’il y ait un état civil et une organisation... mais j'ai confiance...» a martelé François Hollande. Notre chef de guerre a vanté l'opération militaire française au Mali et la tenue d'une élection présidentielle anticipée... Au Mali comme en Centrafrique, c'est la France qui décide des élections et qui choisit qui doit être élu. Ne serait-ce pas de l'ingérence en pays étranger ? Cela dure depuis l'époque post-coloniale (la Ve République), de VGE à François Hollande, rien n'a changé. |
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