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Pour
comprendre ce que fait François Hollande au Mali et
en Centrafrique, rien de mieux qu'une bande dessinée.
L'original de cette page de 1995 était tellement
abîmé que j'ai dû récrire les
textes des bulles avec l'ordinateur. Cela faisait longtemps
que le Réveil des Marmottes avait décrit ce
que l'on nomme les barbouzes ou les mercenaires.
François Hollande naviguerait-il sur le sillage de
Giscard d'Estaing ? Jean-Bedel Bokassa fut président
de la République de Centrafrique de 1966 à
1976, autoproclamé empereur sous le nom de Bokassa
1er de l'Empire de Centrafrique (1976-1979). Valéry
Giscard d'Estaing connaissait Jean-Bedel Bokassa depuis
1970. Jusqu'à son élection à la
présidence de la République française,
Giscard d'Estaing s'était rendu trois fois en
Centrafrique, en décembre 1970, mars 1971 et avril
1973. À chaque fois, Giscard d'Estaing (qui
était membre du gouvernement français) avait
rencontré le président Bokassa à
Bangui. En avril 1973, à la fin de son séjour,
Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances de
Georges Pompidou effectuait une visite de convenance au chef
de l'État de Centrafrique. Après avoir
visité le palais présidentiel en compagnie de
son hôte, Bokassa lui remit des fruits
d'ébène et une plaquette de diamants (deux
étoiles de petites pierres fines).
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Quel
rapport avec François Hollande ? Le 12 juin 1987, au
terme de son second procès, Bokassa fut reconnu non
coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort
fut confirmée pour les autres charges. Sa peine fut
commuée en prison à vie en février
1988, puis en 10 ans de réclusion. Il fut
amnistié par André Kolingba en 1993. Bokassa
est mort en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il a
été réhabilité dans tous ses
droits par le président François Bozizé
le 1er décembre 2010 à l'occasion de la
fête nationale et du cinquantenaire de la proclamation
de l'indépendance de la République de
Centrafrique. François Hollande a admis que le but de
l'opération "Sangaris" (un petit papillon rouge) est
de destituer le président Michel Djotodia.
François Hollande a en effet déclaré:
«On ne peut pas laisser en place un président
qui a laissé faire en Centrafrique...» Le but de
François Hollande est peu-être de remettre
François Bozizé au pouvoir, allez savoir.
Voyons cette bande dessinée: "La France coloniale"
(1)...
Autrefois, sous l'empire ou les premières Républiques, les choses étaient simples: Dans les colonies, le chef était l'empereur ou le président de la France. Si une colonie se soulevait, on envoyait l'armée, tout naturellement vu qu'on matait simplement un soulèvement d'une colonie. Mais le Grand Charlot a modifié la donne avec la Ve République et la décolonisation (commencée en 1946 et qui s'achèvera en 1962). Depuis, la France devait préserver ses intérêts en Afrique en mettant en place des pions quitte a faire couronner des dictateurs d'opérette comme Bokassa en Centrafrique ou Amin Dada en Ouganda.... Le processus est pourtant connu -et usé-: on envoie des mercenaires, des barbouzes, foutre le bordel et pourquoi pas commettre quelques petits massacres. Il ne reste plus qu'à envoyer l'armée officielle pour remettre de l'ordre, on passe pour les "sauveurs" et on met en place un chef d'État plus "conforme" aux intérêts de la France. |
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Reproduction autorisée en citant la source: http://michel.mahler.free.fr/Menu.htm |
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